Copyright : ©Élodie DUPUIS

Les autoconstructeurs et bâtisseurs de maisons écologiques sont porteurs d’innovation et de recherches qui finissent par bousculer les règles professionnelles. La question des matériaux biosourcés se pose désormais pour l’ensemble des architectes ; elle réoriente déjà la réglementation. Dans le précédent numéro de d’a, nous avions présenté un projet de logements de l’agence Barrault Pressacco à Paris. S’élevant à R+7, son isolation en chanvre projeté était revendiquée comme un acte architectural à part entière. Autre technique, autres contraintes : ce sont des parpaings de chanvre qui ont été testés pour une halle sportive de la région parisienne. L’agence Lemoal et Lemoal revient sur cette expérience constructive.

Difficile aujourd’hui de ne pas entendre parler de construction biosourcée, géosourcée, de réemploi et circuits courts. Pour autant, les pratiques n’en sont qu’à leurs débuts et quelques entreprises du bâtiment se forment à ces nouvelles techniques. Le projet de salle Pierre-Chevet à Croissy-Beaubourg fait partie de ceux qui, à leur échelle, expérimentent de nouveaux systèmes et matériaux. Jusqu’alors mis en œuvre essentiellement pour des maisons écologiques – et d’ailleurs pensés pour être facilement empilés, sans formation préalable pour les autoconstructeurs ou les maçons –, les parpaings de chanvre ont été utilisés pour un ERP, c’est une première.  (...)

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