Maître d'ouvrage : Établissement du service d'infrastructure de la Défense de Paris
Maîtres d'œuvres : Equipe AIA + Frank Hammoutène, Christian Bougeard, architecte AIA (mandataire), Frank Hammoutène (associé), Daniel Pardo, architecte AIA (chef de projet), François Thomas, architecte AIA, en collaboration avec Karine Jannot, Clothilde Debaure et Hai Yang (directeur d'exécution)
Ingénieurs : VRD : Pierre-René Kerien (AIA), Structure : Delphine Auvigne (AIA), CVC : Cédric Chaigneau (AIA), électricité : Patrick collin (AIA), Synthèse : Pascal Cavanie (AIA), Façade : Arcora, Acoustique : Altia, Exploitation / maintenance : Mathieu Hamel (AIA), BET amiante : CDB Daniel Bisson
SHON : 33 000 m²
Cout : 97 M € H.T.
Telle était l'image inexistante que nous avions de ce bâtiment lorsqu'on nous proposa de réfléchir à sa restructuration. Usé, amianté, mal isolé, dépassé, ce bâtiment construit en 1960 se devait d'être reconditionné.
Tour F comme Fondatrice
« Balard » est un territoire typique de ces territoires ouverts qui autorisent l'expansion de la Ville. Un plan masse de Pierres Large, conçu à la sortie de la guerre, a donné naissance à cette tour F orientée vers le cœur de site. Le développement du boulevard périphérique et l'urbanisation ont finalement positionné la tour comme un signal, une forme de «porte» avant la Seine. C'est la force de ce signal qu'il nous est apparu nécessaire de mettre en scène.
Poésie de l'Inox
La création de trois niveaux de bureaux au pied de la tour ont permis de déconstruire sa tête et d'affiner les pignons pour révéler le « noyau » béton structurant le bâtiment. Ce travail s'est poursuivi sur la « peau » qui donne à l'édifice une véritable identité. D'après la « mantille » qui habille et laisse à deviner en même temps qu'elle révèle les formes, nous avons habillé notre tour d'une résille inox, un matériau très présent sur le site. Au-delà de sa vocation de pare-soleil et de cadrage paysager, cette maille-enveloppe (au nord) se détache et flotte sur les pignons au sud, développée en lignes horizontales pour protéger les chambres des surchauffes de l'ensoleillement.
La tour F devient hybride
Revisiter la tour c'était aussi repenser son mode d'habiter. Nous avons proposé de mixer et d'identifier les fonctions, de bureaux d'une part, d'habitation d'autre part; ceci dans des espaces groupés mais complémentaires, identifiés et dédiés. Le « dégraissage » de la tête de la tour existante, outre le « silhouettage » qu'il a autorisé, a permis de diversifier la morphologie des étages de chambres. Celles-ci sont toutes placées au plus haut pour favoriser les vues, que nous avons protégées et cadrées sur le paysage par le mouvement de la « mantille inox ». L'extension du pied de tour installe le bâtiment sur le son territoire et permet l'invention d'un hall majestueux à l'échelle du bâtiment favorisant la fluidité des relations et la flexibilité des fonctions accueillies.
La tour F, première pierre d'un quartier en évolution
La tour s'impose comme un signal fort pour les milliers d'automobilistes qui glissent le long de la Ville-centre avant d'aborder les rives de Seine. Elle s'impose également aux parisiens comme un signal fort, une sorte de totem, rappelant une limite entre Paris sa banlieue. Les projets en cours sur le quartier Balard ont pris la mesure de l'importance de ce nouveau signal, lui offrant le recul d'un tapis végétal liant Ville et Banlieue.















