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Maîtres d'ouvrages : Sonadev pour la ville de Saint-Nazaire

Maîtres d'oeuvres : K-architectures: Karine Herman &Jerôme Sigwalt, architectes; Olivier Jonchère, architecte chef de projet; Alexandre Plantady, architecte chef de projet esquisse.

Entreprises : Changement  à vue, Scénographe; Altia, BET Fluides; Alto, BET Structure; Bougon, économiste;
Surface utile : 3900 m2
Cout : Ville de Saint-Nazaire: 11,4M euros TTC; Feder: 1,6M euros; Etat 1,2M euros; Conseil régional: 3,1M euros; Conseil général: 1,7 M euros; Carene: 2 M euros.

Date de livraison : Fin de chantier Avril 2012

Le site du théâtre a connu une époque flamboyante. C'était une gare ferroviaire des plus mondaines qui accueillait les riches passagers des navires transatlantiques. Inaugurée en 1867, dix-ans après la mise en service de la ligne Paris-Saint Nazaire, la gare conjugue le style néo-classique Haussmanien à l'instar des gare parisiennes. Pendant la deuxième guerre mondiale, les allemands bâtisse une base sous-marine à proximité. Ce bunker géant sera pris pour cible par les alliés et leur bombardement sera tellement massif qu'il ruinera les deux tiers de la ville. La gare est très endommagée sera abandonnée. Cette zone de Saint-Nazaire de viendra des confins industrieux et ce n'est que très récemment que la ville s'est lancée à sa reconquête urbaine avec le projet ville-port dont le théâtre est l'une des étapes clés. L'entrée du site est aujourd'hui cadrée par les vestiges de l'ancienne gare, deux pavillons liés d'une arcade. Le théâtre puise sa matière et son langage dans son environnement immédiat. Il empreinte sa masse minérale au bunker géant et y ajoute des volumes simples à la manière des architectures utilitaires. Le béton d'aspect parfois lisse ou ciselé; une matrice l'anoblit ça et là d'une empreinte florale inspirée d'un motif de soierie française du XVIIe agrandie à l'échelle du bâtiment pour pousser le simple effet d'ornementation jusqu'à la mise en relief de la matière. Ponctuellement cette mise en relief est si creusée qu'elle perce la paroi de béton pour former des  baies en rosaces. Les façades en béton sont réalisées selon deux procédés: "coulées en place" pour les parties lisses et préfabriquées pour les panneaux matricés. Les motifs de la façade ajourés diffusent une lumière tamisée dans ce grand volume d'une hauteur sous plafond de 11,50m. Le théâtre répond aux exigences "scène nationale" qui font de lui un outil haut de gamme. Il est conçu "au nu de la fonction".La salle de diffusion et sa cage de scène forment l'édifice principal en béton. Le reste des fonctions annexes (le hall, la salle de création, les loges et ses locaux techniques) est comme entreposé sur leur flancs. Leurs volumes se distinguent clairement par un bardage en châtaignier dont l'appareillage est directement inspiré des palettes propres aux sites industrieux.


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