Maîtres d'ouvrages :
Euroméditerranée, propriétaire : Ville de
Marseille
Maîtres d'oeuvres :
TAUTEM Architecture architecte mandataire, BMC2 architecte
associé
Entreprises : gros œuvre, Travaux du Midi ; étanchéité,
SMED ; menuiseries extérieures, serrurerie, SMAB ; murs ossature bois,
SCOP Triangle ; menuiserie intérieure, Menuiserie du Pharo ; cloisons,
doublage, plafonds, Massibat
Surface SHON :
4 150 m2
Cout :
10,5 millions d’euros HT
Date de livraison :
janvier 2021
Les architectes des agences TAUTEM et BMC2, qui avaient conçu ensemble la médiathèque de Frontignan, s’associent de nouveau pour livrer un groupe scolaire à Marseille, dans le quartier d’Arenc, tout au bout du secteur Euroméditerranée 1. L’expressivité constructive et la minéralité de l’ensemble répondent à la puissance du site tout en construisant un cadre intelligible et bienveillant pour les enfants.
Le 2 septembre dernier tombait un jeudi. Et c’était la rentrée des classes. Les 550 élèves de l’école Antoine-de-Ruffi étaient déjà revenus chez eux lorsque le président de la République a pris la parole depuis le palais du Pharo. À Marseille, où il s’est rendu avec le ministre de l’Éducation, Emmanuel Macron promettait ce jour-là l’accompagnement de l’État pour des travaux d’urgence dans 174 (soit un gros tiers) des écoles de la cité phocéenne déjà identifiées comme délabrées par la nouvelle équipe municipale. Et puisque la rénovation « n’est pas une question d’argent mais de courage », il a aussi demandé – en contrepartie – que 50 de ces écoles marseillaises puissent devenir des « laboratoires pour adapter, repenser les projets d’apprentissage, les rythmes scolaires, les récréations, la durée des cours, les façons d’enseigner ». Dans les milieux syndicaux et pédagogiques marseillais, la pilule disruptive a parfois eu du mal à passer. À l’antienne libérale d’un « esprit d’innovation et de projet amené ensuite à être évalué pour être reconduit et financé » des uns, les autres ont opposé d’autres urgences et d’autres mots : réparer, réhabiliter, construire les écoles dont on se demande comment elles ont pu être si longtemps négligées par les édiles marseillais.
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