Copyright : ©Antoine GUILHEM-DUCLEON


Maîtres d'ouvrages :  OTI 
Maîtres d'oeuvres :  Jean-Pierre Pranlas-Descours (architecte) 
BET : Inex (fluides) ; Execome (économiste) 
Entreprises : Legendre (gros oeuvre) ; MCO (menuiseries extérieures) ; Breheret (menuiserie intérieure)
Surface SP : 5 850 m2 
Cout :
Date de livraison : 2017

Sur le mail principal de Bottière-Chénaie, Jean-Pierre Pranlas-Descours signe une opération illustrant la diversité typologique qui caractérise le quartier. Des maisons individuelles groupées et des logements collectifs cohabitent sur le même îlot, montrant que densité et intimité ne sont pas incompatibles. 


À l’extrémité ouest du mail Haroun-Tazieff, axe structurant allant du nord-ouest au sud-est du quartier Bottière-Chénaie, Jean-Pierre Pranlas-Descours a réalisé une opération rassemblant 70 logements dans un volume à R + 5 et 14 maisons individuelles groupées à l’arrière de la parcelle. Une association fondée sur la densité raisonnée et la diversité typologique promues par Jean-Pierre Pranlas- Descours sur l’ensemble de la ZAC. Organisé en U autour d’un arbre, le bâtiment collectif s’inscrit à l’alignement de la rue, dans un secteur qui affirme son caractère urbain. À l’arrière, dans son prolongement, les maisons sont juxtaposées de part et d’autre d’une allée centrale de distribution. Organisées en duplex, elles profitent de jardins privatifs et d’une pièce d’appoint supplémentaire, librement appropriable par les résidents. Le point de contact avec le bâtiment collectif s’établit par un parvis commun tandis que le stationnement est relégué au R - 1. « Sur ce secteur où les opérations associent l’intermédiaire et le collectif, l’économie de projet permet de faire disparaître les voitures en sous-sol, précise Jean-Pierre Pranlas-Descours. Dans ce quartier, il n’y a pas de stationnement le long des rues, simplement de petits parkings paysagers positionnés en tête d’îlot. » 

Intimité 

Dans le bâtiment collectif, les logements bénéficient de loggias profondes. Un dispositif généreux qui ne prend son sens que si l’architecture répond aux besoins des habitants. « La densité n’est acceptable que si on garantit l’intimité, rappelle l’architecte. Les logements collectifs sont pensés comme des maisons, le plan s’organise autour de ces loggias, enveloppées par les différentes pièces. » Cette organisation spatiale permet ainsi de ne pas être en contact direct avec le voisinage. Les loggias sont par ailleurs protégées par des claustras coulissants semi-occultants. Réalisés en tubes métalliques, ils protègent les espaces extérieurs des vues mais aussi du soleil tout en laissant la latitude aux habitants de doser le degré d’intimité recherché. Plus exposée, la façade urbaine donnant sur le mail Haroun-Tazieff est quant à elle très protégée par des volets coulissants opaques.

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